Black Girls in Tennis prend de l’expansion vers l’est!
17 juillet 2026
Fondé en 2024 à Edmonton, l’organisme Black Girls in Tennis (BGIT) a été créé pour offrir aux femmes noires un espace accueillant et bienveillant où elles peuvent apprendre, jouer et tisser des liens au sein d’un sport dans lequel elles sont depuis longtemps sous‑représentées. Ce qui n’était au départ qu’un chapitre isolé s’est depuis étendu à l’échelle du pays, avec des sections allant de Vancouver à Halifax.
Plus près de nous, à Fredericton, BGIT, animé de la même mission, organise une série d’activités estivales « éclair ». Malgré le temps pluvieux, la première séance à la fin juin a été un franc succès!
Nous avons discuté avec Yosabeth Agonafer, fondatrice de la section de Calgary et l’une des leaders contribuant à l’expansion de BGIT au Canada, au sujet de l’histoire de l’organisation, de son impact et de ses projets pour l’avenir. Lisez la suite pour découvrir comment BGIT transforme des communautés partout au pays, sur le terrain et à l’extérieur, et comment le mouvement prend racine à Fredericton.
Parlez‑nous un peu de l’histoire de Black Girls in Tennis. Pourquoi le programme a‑t‑il été créé et quels sont ses objectifs?
Black Girls in Tennis (BGIT) a été fondé par Jacqueline (Jackie) Ngondo à Edmonton en 2024. Jackie a grandi en jouant au tennis. Son père lui a appris à jouer à l’âge de trois ans. Adulte, elle constatait toutefois toujours la même chose sur les courts : une quasi-absence d’autres Noires. Le tennis est l’un des sports les plus populaires au monde, mais c’est aussi l’un des moins diversifiés : environ 78 % des joueurs sont blancs, alors que moins de 7 % sont noirs. Jackie a décidé que l’écart n’était pas une raison d’abandonner un sport qu’elle adorait, mais plutôt une raison de bâtir la communauté qu’elle aurait souhaitée. Elle a lancé le chapitre d’Edmonton, qui a aussitôt pris son envol.
Yosabeth a découvert BGIT en 2025 lorsqu’elle cherchait un club de tennis auquel adhérer. Elle a contacté Jackie et a fini par lancer la section de Calgary en juin. Winnipeg a suivi plus tard la même année et BGIT n’a cessé de croître depuis. Vancouver est déjà en marche, Fredericton fonctionne actuellement sous une forme éclair estivale, et Halifax et Toronto suivront, avec des lancements prévus les 18 juillet et 8 août.
L’objectif a toujours été simple : bâtir une sororité où les femmes et les filles noires peuvent prendre une raquette, se sentir à leur place et être réellement célébrées ce faisant— qu’elles n’aient jamais joué auparavant ou qu’elles soient des habituées depuis des années.
Quel impact le programme a‑t‑il eu dans la communauté de Fredericton?
Fredericton est l’une des plus récentes étapes de BGIT. Il est préférable de demeurer honnête que de surestimer ce qui s’est passé localement jusqu’ici… Une tendance constante ressort clairement dans toutes les villes où BGIT s’est implanté — Edmonton, Calgary, Winnipeg, Vancouver : des femmes qui arrivent nerveuses ou hésitantes et qui deviennent des régulières en quelques semaines, des amitiés qui se nouent rapidement et un groupe qui devient un véritable réseau de soutien sur le terrain et en dehors. BGIT compte maintenant plus de 500 membres dans ses chapitres existants grâce à ce modèle. C’est ce que l’organisme apporte à Fredericton : créer un espace, éliminer le facteur de l’intimidation et laisser la communauté se construire.
Qu’est‑ce qui fait du tennis un sport intéressant pour les femmes et les filles?
Le tennis est un sport social néanmoins suffisamment individuel pour que chacune progresse à son propre rythme. C’est un entraînement complet qui ne donne pas l’impression qu’on « s’entraîne ». C’est un sport empreint d’élégance et amusant, qui munit les femmes d’un espace où être elles‑mêmes, tisser de vraies amitiés et renforcer leur confiance en elles-mêmes, des bénéfices qui dépassent largement le terrain.
Quels sont vos espoirs pour l’avenir de Black Girls in Tennis?
Nous voulons faire de BGIT un mouvement pancanadien : Vancouver est en marche, Halifax et Toronto s’ajoutent cet été, et d’autres villes suivront. Parallèlement à cette croissance, BGIT souhaite former davantage d’entraîneures noires issues de sa propre communauté, afin que le programme devienne une initiative durable, gérée localement partout où il s’implante. À plus long terme, l’espoir est que les membres d’aujourd’hui initient leurs enfants au tennis pour que la sororité devienne intergénérationnelle.
Où peut‑on en apprendre davantage sur BGIT?
Un grand merci à la Ville de Fredericton et à Tennis NB qui ont rendu possible cette initiative éclair. BGIT souhaite également collaborer avec les autres communautés souhaitant accueillir le programme dans leur ville. N’hésitez pas à communiquer avec les organisateurs à blackgirlsintennis@gmail.com.